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Le quartier de la Place des Fêtes  (Paris 19e), déjà surpeuplé et surdensifié, continue à faire l’objet d’un développement immobilier important. La moindre “dent creuse” comme toute possibilité de surélévation sont ou seront exploitées car permises par l’application du Plan Local d’Urbanisme revu en 2016.
Faut-il pour autant l’accepter alors que le quartier Place des Fêtes compte plus de 20.000 habitants ?

La Rue de Bellevue est une petite voie de 310 m de long et très étroite (9 m trottoirs compris). Elle est en rive de dalle des immeubles de la Place des Fêtes et sépare le quartier de la Mouzaïa.
Côté pair, un immeuble d’activités de 2 étages  l’occupe de bout en bout. Son toit est utilisé en terrasse des 5 immeubles de grande hauteur.
Côté impair, elle est bordée par des maisons, des petits immeubles et donne accès à sept villas piétonnes de la Mouzaïa.

Jusqu’en 2011, cette rue a desservi l’imprimerie Ventillard, puis une école élémentaire privée du N°2 au 18 et des locaux de bureaux du N°20 au 32 .
Ces activités paisibles ne généraient pas de nuisances aux riverains.

Après le départ de l’école élémentaire privée et des divers locataires, l’ensemble de l’immeuble d’activités de N° 2 au 32 a progressivement accueilli des entreprises d’un tout autre genre, qui ont converti cette rue en «voie de service».

  • LIDL qui l’utilise pour les livraisons 6 fois par jour de camions de 30 tonnes. Manoeuvre en marche arrière de ces mastodontes, 40 minutes par livraison avec moteur allumé si camion frigorifique, alors que la livraison par voie intérieure serait envisageable avec la mise aux normes du quai de livraison existant.
  • Les Services Funéraires de la ville de PARIS qui ont converti leur terrasse en un parking à ciel ouvert et installé une énorme pompe à chaleur.

Mais la rue de Bellevue sert aussi de “voie d’accès” :
– à la crèche Crescendo qui accueille 80 bébés,
– au club de gym l’Appart
– depuis 2018, aux écoles privées supérieures CIFACOM et CLCF qui forment 1200 étudiants par an de 8h à 22h, 6 jours/7.

L’autorisation d’implantation de toutes ces activités s’est faite sans étude d’impact global, ni réelle concertation avec les riverains… Alors qu’elles mixent pollution, nuisances sonores, incivilités, dévégétalisation, jusqu’à la mise en danger de la vie d’autrui, au mépris des 80 bébés de la crèche, des 1200 étudiants, des habitants et des usagers.